En visite au salon international de l’agriculture 2017

J’étais présent la semaine passée au salon internationale de l’agriculture qui avait lieu à la Porte de Versailles à Paris, l’occasion de rencontrer les agriculteurs et paysans qui chaque jour font vivre nos territoires, façonnent nos paysages et nourrissent les français.

Depuis 2012, le Gouvernement n’a pas ménagé sa peine pour soutenir les filières agricoles menacées par des crises importantes, à commencer par une tension excessive sur les prix qui empêche les agriculteurs de vivre décemment de leur travail.

Pour répondre à ces enjeux, le gouvernement soutient des formes de contractualisation innovantes qui permettent à l’ensemble des acteurs de sécuriser leurs débouchés et approvisionnements à des prix plus stables. Pour aller plus loin, le Gouvernement a porté, dans le cadre du projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (Sapin II), des dispositions visant à renforcer le pouvoir de négociation des producteurs, via les organisations de producteurs, et via des dispositions visant à prendre davantage en compte les intérêts des agriculteurs dans les négociations commerciales sur les produits alimentaires.

Les sanctions pour pratique commerciale abusive ont d’ores et déjà été largement renforcées et la loi Sapin II prévoit de renforcer les sanctions pour les entreprises qui ne déposent pas leurs comptes, en confiant un pouvoir inédit de signalement au président de l’observatoire de la formation des prix et des marges.

Ces dispositions doivent déboucher sur une meilleure répartition de la valeur ajoutée au sein de la filière alimentaire grâce à des relations commerciales plus transparentes et à une contractualisation rénovée entre, d’une part, les producteurs agricoles et les entreprises agroalimentaires et, d’autre part, les entreprises agroalimentaires et les distributeurs.

En compagnie (de gauche à droite) de Dominique BAILLY (Sénateur du Nord), François PATRIAT (Sénateur de la Côte-d’Or et ancien ministre de l’agriculture), Didier GUILLAUME (Sénateur de la Drôme) et Eric JEANSANNETAS (Sénateur de la Creuse)

La France a su défendre l’intérêt des agriculteurs français à Bruxelles. Cette action a été marquée par :

  • l’obtention d’un 1er paquet de mesures au niveau européen en 2015 : mobilisation en septembre 2015 de cré-dits européens d’urgence à hauteur de 500 millions d’euros, dont 63 millions d’euros pour la France,
  • l’obtention d’un 2e paquet de mesures en 2016 :
    Le Conseil des ministres de l’agriculture du 18 juillet 2016 a permis d’acter la mise en place d’une enveloppe de 500 millions d’euros à l’échelle européenne, dont 150 millions d’eu- ros pour inciter les producteurs à diminuer leur production de lait.

Au plan national, d’importantes mesures prises en faveur des agriculteurs ont été prises :

  • le versement d’aides en trésorerie,
  • l’allègement de charges sociales et fiscales,
  • une politique d’investissement dans les exploitations agricoles pour améliorer la compétitivité des filières,
  • un effort de simplification administrative et de mise en œuvre pragmatique des obligations environnementales,
  • la restructuration des prêts à moyen et long terme des éleveurs a été encouragée notamment sous la forme d’une année blanche totale ou partielle pour les éleveurs en difficulté qui en font la demande,
  • l’effort exigé de développement du bio dans les cantines
  • la promotion des produits issus de filières ancrées dans nos territoires,
  • l’expérimentation de l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés.

En compagnie (de gauche à droite) de Jean-Yves ROUX (Sénateur des Alpes de Haute-Provence), Eric JEANSANNETAS (Sénateur de la Creuse), Didier GUILLAUME (Sénateur de la Drôme), Jean GLAVANY (Député des Hautes-Pyrénées et ancien ministre de l’agriculture), Jacques-Bernard MAGNER (Sénateur du Puy-de-Dôme) et Dominique BAILLY (Sénateur du Nord)

Enfin, la personnalité, la compétence reconnue de tous et l’engagement constant en faveur des agriculteurs du ministre Stéphane LE FOLL sont unanimement salués par la profession. Je m’associe évidemment à ces salutations, tant il a su tenir le cap de la modernisation du tissu agricole malgré des circonstances extrêmement difficiles.