Portrait

L’aboutissement d’un engagement

Trente cinq ans de militantisme et quinze années d’action municipale et départementale intenses m’ont apporté une connaissance approfondie de l’action publique sans émousser mon envie de l’animer. Etre aujourd’hui sénateur de l’Isère est l’aboutissement d’un engagement quotidien au service de l’intêret collectif depuis 1975. Ce que j’ai appris, ce que j’ai fait au service des collectivités, municipales, d’agglomération ou départementales, me permet aussi de mieux appréhender le rôle spécifique du Sénat, assemblée à l’écoute des collectivités locales.

Des premiers pas de la décentralisation au Sénat

C’est auprès de Louis Mermaz et Didier Migaud que je fais mon apprentissage au département de l’Isère. Fonctionnaire d’une administration du ministère des finances, je suis appelé à rejoindre le  cabinet du Conseil Général de l’Isère en 1981. J’ai alors la chance de participer localement à la mise en place des premiers pas de la décentralisation voulue par François Mitterrand et portée par Gaston Defferre.

En charge depuis 1995 de l’ensemble de l’espace public en tant qu’élu de la Ville de Grenoble, sur la liste conduite par Michel Destot, je deviens à la même époque Président de la SEM Grenoble Habitat, bailleur social et promoteur. Quinze années au cours desquelles je découvre toutes les facettes de la question du logement.

En 2001, mon expérience de l’aménagement  m’amène à prendre en charge la construction de la 3e ligne de tramway en tant qu’adjoint chargé des déplacements et conseiller communautaire, et son exploitation en tant que président de la SEMITAG.

Enfin en 2008, aux élections cantonales, le défi de prendre à la droite le canton 4 de Grenoble, le plus conservateur de la ville, me décide à me présenter. Face à Max Micoud, qui avait le soutien d’Alain Carignon, et malgré une triangulaire particulièrement difficile, mon ancrage sur ce territoire, le soutien de nos amis, et le travail de terrain depuis des années, me permettent d’arracher ce bastion et de contribuer ainsi à consolider la majorité de gauche en Isère et à Grenoble.

Tout au long de ce parcours, j’ai été animé par la passion de l’action publique. Chaque  combat politique que j’ai mené m’a donné l’occasion, à travers des milliers de débats, réunions publiques et visites de terrain, d’apprécier la valeur de la participation citoyenne. J’ai pu en mesurer les difficultés. Mais je sais aussi la force qu’elle donne aux projets.

Je suis aujourd’hui fier d’avoir contribué à faire basculer le Sénat à gauche pour la première fois de son histoire et d’avoir été acteur de ce changement. C’est le meilleur moyen de préparer l’alternance pour 2012, de préparer la victoire tant attendue de la gauche avec François Hollande.

Un Sénat moderne

Par ce vote, les grands électeurs ont porté un message clair. Ils veulent un Sénat moderne et en phase avec les enjeux contemporains. Un Sénat proche des territoires qu’il a pour mission constitutionnelle de représenter, dans toute leur richesse et dans toute leur diversité. Ils ont aussi exprimé le souhait d’un Sénat, pleinement législateur, qui utilise son pouvoir d’initiative au service des Français, des élus et de leurs territoires.

Le Sénat, grande assemblée des communes de France, doit plus que jamais être un lieu de dialogue, de décision et d’action.

Une majorité sénatoriale engagée et en action

A titre personnel, je souhaite m’engager pleinement dans mes missions de législateur à Paris. Je serai un membre actif de l’assemblée, en séance comme en commission. En Isère, fidèle aux engagements et aux valeurs qui sont les miens, je souhaite m’impliquer fortement au service de nos collectivités et défendre une certaine conception de la politique basée sur les convictions, l’écoute et le respect de chacun. Sans sectarisme, sans autre parti pris que la défense de nos territoires et de l’intérêt général, je serai un élu disponible et déterminé pour accompagner et défendre les initiatives et projets locaux.

Aujourd’hui membre de la commission des finances, après avoir été membre pendant deux ans de la commission culture, éducation, recherche et communication au Sénat, je m’intéresse plus spécialement aux questions d’évasion fiscale et préside le programme de contrôle budgétaire sur la thématique du logement et du renouvellement urbain. 

Vous pourrez le constater, je mettrai toute mon énergie et ma passion au service de ce nouveau défi.

Comme je m’y étais engagé et afin de permettre à des jeunes élus d’exercer des responsabilités locales, j’ai démissionné en 2011 de mon poste de conseiller général, laissant mon poste à ma suppléante Amandine Germain. J’ai également passé le témoin à Yannick Belle pour la présidence de la SEMITAG. Enfin, j’ai choisi de ne pas me représenter en 2014 à la Mairie de Grenoble pour anticiper l’application de la règle du non-cumul des mandats et laisser place à une nouvelle génération. J’occupe dorénavant à plein temps ma fonction de sénateur au service des habitants et des élus du Département.

Jacques Chiron et Yannick Belle | ©Dauphiné Libéré

Amandine Germain & Jacques Chiron | @ Grenews